Et si, au lieu de tout fermer pour cause d’ épidémie de coronavirus , on entrouvrait la porte, pour laisser passer les séronégatifs ? C’est la proposition que fait le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, pour aider le secteur de l’événementiel à survivre à l’heure du couvre-feu. « Dès aujourd’hui, l’Etat doit autoriser les organisateurs d’événements professionnels, culturels et sportifs à tester le public et à filtrer les entrées en fonction des résultats positifs », a-t-il déclaré ce week-end au « Journal du Dimanche », invitant à « changer de paradigme », « pas seulement faire du curatif mais inventer de nouveaux modes de travail et de consommation ».
Tests rapides
La proposition du patron des patrons intervient au moment où le gouvernement s’apprête à libérer le recours aux tests antigéniques, en rémunérant les pharmaciens, les médecins et les infirmiers pour effectuer le prélèvement et renseigner la base de données nationale. Ces tests ont pour principales vertus d’être rapides – de 15 à 30 minutes -, et moins chers que les tests analysés en laboratoire. Ils ont deux défauts : ils ne sont pas assez fiables pour dépister des porteurs sans symptômes ; de plus, le prélèvement dans le nez est un geste technique délicat réservé aux professionnels de santé, et qui n’est pas supporté par tous les patients.
Justement, Geoffroy Roux de Bézieux espère que les entreprises pourront profiter de l’arrivée des tests antigéniques salivaires, rapides et économiques, et qui, selon lui, arriveront « dans deux mois ». Samedi, un arrêté du ministre de la Santé a inscrit les prélèvements par voie « oropharyngée » dans la liste des prestations de biologie médicale admises au remboursement, mais seulement « pour les patients asymptomatiques pour lesquels le prélèvement nasopharyngé se révèle impossible ou difficile ».