Coronavirus : l’Ile-de-France à la traîne de la reprise économique

Depuis la fin du confinement, la reprise semble plus difficile en Ile-de-France que dans d'autres régions, selon l'Insee. Un décalage qui tient, sans doute à la dépendance de la région aux marchés étrangers, aux activités culturelles et de loisirs et au tourisme.


Alors que sur le plan macroéconomique la reprise de l’activité donne des signes d’essoufflement après une première phase de redressement spectaculaire, force est de constater que tout le territoire n’est pas logé à la même enseigne. Et selon une étude publiée ce vendredi par l’Insee , la région Ile-de-France, souvent montrée du doigt risque bien de rester à la traîne du reste du pays.

Et ce alors même que tous les départements de la région sont en rouge et que le plan blanc « renforcé » vient d’être réactivé dans les hôpitaux, en raison d’un afflux attendu de patients victimes de la pandémie. Autant de mesures qui risquent de creuser un peu plus l’écart qui est déjà sensible avec les autres régions françaises.

Un quart des entreprises franciliennes ne voit pas de date de sortie de crise

En Île-de-France, le redressement post-confinement « paraît plus lent que dans les autres régions », constatent les statisticiens de l’Insee. Et à la fin du mois d’août, la reprise était, toujours moins perceptible en Île-de-France comparée à la moyenne nationale, mise à part dans le secteur de la construction.

Et les chefs d’entreprise de la région restent très prudents. Avant même que de nouvelles restrictions soient mises en place, seulement « un chef d’entreprise sur cinq pense résorber l’effet de la crise d’ici la fin de l’année 2020 ». Et une proportion à peu près équivalente (16 %) pense que la crise ne sera pas résorbée avant 2021. Plus du quart des entreprises ne se prononcent pas sur une date de sortie, bien plus qu’au niveau national, une fois encore.

À titre de comparaison, à cette même date un tiers des entreprises françaises déclarent avoir déjà retrouvé un niveau d’activité normal. En fin d’année 2020, elles seraient plus de la moitié dans ce cas.

Des secteurs plus exposés

Pourquoi l’écart avec le reste du pays persiste-t-il ? Cela s’explique sans doute parce que la crise sanitaire frappe certains secteurs particulièrement importants dans la région. Notamment le tourisme, la culture, la filière automobile et aussi l’aéronautique.

Dans l’industrie, d’après les chefs d’entreprise, les niveaux de carnets de commandes ne se sont pas suffisamment élevés précise l’Insee. De fait, les patrons interrogés indiquent que les renouvellements d’ordre, tant français qu’étrangers, restent difficiles, en l’absence de salons professionnels notamment.

De même, la clientèle étrangère et celle d’affaires manquent aux musées et aux lieux de spectacles. Mais aussi aux hôtels et restaurants, au point, souligne l’Insee que certains préfèrent ne pas rouvrir.


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