Covid : le Medef veut garder les commerces ouverts en cas de reconfinement

Geoffroy Roux de Bézieux, le président de l'organisation patronale, veut éviter la fermeture des commerces dits non essentiels comme lors du deuxième confinement. Il propose de réfléchir « à des systèmes de rendez-vous ». Il estime que 80 % de l'économie française « tourne à peu près correctement ».


Geoffroy Roux de Bezieux (Medef). Unions leave Matignon Hotel after a Social dialogue conference Conference sur le dialogue sociale a Matignon avec les syndicats. Paris, FRANCE-26/10/2020//01JACQUESWITT_choixsyn006/2010261333/Credit:Jacques Witt/SIPA/2010261345

Pas encore officiellement décrété, le troisième confinement est déjà dans toutes les têtes . Le patronat fait ainsi déjà pression pour que celui-ci ralentisse le moins possible l’activité économique. Ce lundi, Geoffroy Roux de Bézieux a ainsi plaidé pour que « ce confinement possible ne soit pas un désastre supplémentaire pour une économie qui est déjà très mal en point » et a demandé le maintien de l’ouverture de « tous les commerces ».

« Ce que nous demandons, c’est de trouver le bon équilibre. Et ce bon équilibre ce serait de laisser les commerces ouverts », a expliqué le président du Medef sur BFMTV, estimant que les expériences passées avaient montré que « les commerces pouvaient rester ouverts sans provoquer de contamination ».

Débat absurde

Le dirigeant patronal veut éviter de retomber dans « le débat un peu absurde » du deuxième confinement où le gouvernement avait fait la distinction entre les commerces dits essentiels et ceux catalogués non essentiels . Pour que tous puissent rester ouverts, il appelle à une réflexion « sur des systèmes de rendez-vous, peut être des horaires ».

Geoffroy Roux de Bézieux exprime également le souhait que les écoles restent ouvertes durant ce possible troisième confinement. « D’abord pour les élèves […] et ensuite parce que si les écoles sont fermées cela a un impact sur l’économie », a-t-il expliqué.

« D’une manière générale, il faut que ce reconfinement soit le plus court possible car l’économie française est en difficulté », a ajouté le dirigeant patronal. Il estime que « 80 % de l’économie française tourne à peu près correctement » à un niveau inférieur de 5 % à la normale, et que même 5 % des secteurs « marchent très bien ».

Aides insuffisantes

En revanche, pour les 15 % restant qui regroupe ce qu’il appelle « l’économie présentielle » (tourisme, restaurations, sports etc. et leurs fournisseurs), « les gens s’enfoncent ». Geoffroy Roux de Bézieux estime que les « aides ne sont pas toujours suffisantes, notamment pour des boîtes de taille intermédiaire » et que le « moral s’enfonce ».

« C’est là que le quoi qu’il en coûte doit continuer », a-t-il avancé. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière que des crédits non dépensés en 2020 seraient réaffectés aux aides d’urgence cette année, même s’il espère toujours mettre fin au « quoi qu’il en coûte » cette année si la pandémie finit par refluer . Geoffroy Roux de Bézieux a d’ailleurs concédé qu’il « fallait réfléchir à être moins aidant » pour les secteurs qui ne sont plus dans la crise la plus aiguë.


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