La septième vague de Covid monte rapidement en France

Le cap de 100.000 cas de Covid détectés en une journée est atteint de nouveau. Et le nombre de patients hospitalisés repart à la hausse, sans bousculer les hôpitaux à ce stade. Les personnes âgées sont invitées à procéder à la deuxième dose de rappel vaccinal.


Il n’y a pas eu de miracle. L’épidémie de Covid revient en France, après un reflux passager. « Oui, on peut dire que c’est la septième vague », a reconnu le professeur Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, cette semaine sur France 2. Ceux qui espéraient que l’incroyable poussée du variant Omicron en janvier allait immuniser tous les Français, et désamorcer l’épidémie, en sont pour leurs frais. Les scientifiques, pour leur part, avaient prédit qu’il y aurait un nouveau variant, à la rentrée au plus tard.

En réalité, Omicron règne toujours mais il se diversifie. Après l’apparition du sous-lignage BA2, les sous-variants BA4 et surtout BA5 gagnent du terrain partout en Europe. La vague de mai est déjà en train de retomber au Portugal, mais elle est très haute au Royaume-Uni et en Italie. Ces sous-variants se répandent toujours plus rapidement. Si le BA5 ne semble pas plus virulent, son échappement immunitaire paraît plus élevé, à la fois face aux vaccins et à la réinfection.

Les contaminations vont plus vite que le dépistage

En France, le cap de 100.000 cas positifs détectés en une journée a à nouveau été atteint. Et la moyenne sur sept jours est de 58.000 cas quotidiens remontés. Soit une hausse de 44 % par rapport à la semaine précédente. Au début du mois, la moyenne était tombée en dessous de 20.000 cas par jour.

Le recours aux tests remboursés s’accroît, mais également le taux de positivité (23 %), ce qui revient à dire que les contaminations vont plus vite que le dépistage. Signe qui ne trompe pas, en ce moment, chaque personne infectée contamine une personne et demie, ce qui augure d’une nette croissance de l’épidémie.

Une « reprise épidémique modérée »

Pour l’instant, l’hôpital, en crise à cause des pénuries de personnel, notamment dans des services d’urgences pris d’assaut , ne souffre pas particulièrement d’embouteillages dus au Covid. Toutefois, les admissions en soins conventionnels et en soins critiques sont reparties à la hausse. Le nombre de lits Covid en réanimation continue à s’effriter légèrement, mais l’effectif de patients hospitalisés ne baisse plus, voire remonte (14.500 personnes, en hausse de 4 %).

Faut-il s’en inquiéter ? Le professeur Fischer parle d’une « reprise épidémique modérée » et rappelle l’efficacité des vaccins contre les formes graves de la maladie. Cependant, l’intensité de la vague et ses dégâts seront fonction de la capacité des Français à se mobiliser pour barrer la route au virus.

Réveiller la campagne de vaccination

Ce dernier progresse parce que l’arme vaccinale s’est émoussée pour ceux qui ont reçu leur dernière dose il y a six mois. La deuxième raison tient à l’intensification des relations sociales, depuis l’abandon en mars du passe vaccinal, des masques et bien souvent des gestes barrières.

La fin de l’obligation de port du masque dans les transports en commun depuis la mi-mai est notamment dans le collimateur. Alain Fischer, mais également la Fédération hospitalière de France qui représente les hôpitaux publics, sont favorables à sa réintroduction. « On ne s’interdit rien », a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire, juste avant que la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, fasse savoir que l’idée n’est « pas de revenir à des mesures plus contraignantes pour l’instant ».


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