Production de masques : la France n’est plus dépendante de la Chine, affirme Agnès Pannier-Runacher

La France produira 100 millions de masques sanitaires par semaine en décembre, soit une multiplication par trente de la production, a affirmé ce matin la ministre déléguée à l'Industrie sur CNews.


La France pourra produire 100 millions de masques sanitaires (chirurgicaux et FFP2) par semaine en décembre et n’est plus dépendante de la Chine, a indiqué mardi la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, sur CNews.

“Nous produisons 50 millions de masques sanitaires par semaine“, a dit la ministre, assurant que l’objectif d’une capacité de 60 millions en octobre sera tenu.

“Nous ne sommes plus dépendants de la Chine”

Et “nous serons à 100 millions de masques sanitaires -FFP2 et chirurgicaux- en décembre”, a-t-elle poursuivi. “Nous avons donc multiplié par 30 notre production de masques sanitaires.”

“Nous ne sommes plus dépendants de la Chine”, a ajouté la ministre, car la France peut s’appuyer sur sa production nationale et sur la production européenne. “Si la Chine ferme, nous sommes capables de faire face”, a-t-elle résumé.

“Le point de difficulté aujourd’hui”, ce sont “les gants”, dont la fabrication dépend de l’approvisionnement en latex, a noté la ministre.

À côté des masques sanitaires, la France a également développé sa production de masques textiles qui sont “moins chers” et “au regard du Covid, aussi efficaces”, a souligné Mme Pannier-Runacher.

Le coût d’usage d’un masque textile lavable et réutilisable est de “moins de 10 centimes” et “beaucoup de Français les utilisent”, a-t-elle insisté.

La ministre déléguée à l’Industrie a rappelé la mise en place cet été de la distribution de 50 millions de masques “aux familles les plus vulnérables d’un point de vue financier”.

Surcoût “pas négligeable” pour les entreprises

S’agissant des entreprises, elle a estimé que le surcoût des mesures sanitaires peut atteindre 10% à 15%, ce qui n’est “pas négligeable”.

Mais “ce n’est pas à l’État de se substituer aux chefs d’entreprise par rapport à ces coûts”, a dit Mme Pannier-Runacher, qui considère que “l’économie de marché, c’est aussi de payer les vrais coûts”.

Interrogée sur le report d’une semaine de l’annonce du plan de relance, Agnès Pannier-Runacher a souligné que ce plan est “d’ores et déjà décidé” et qu’il est “mis en oeuvre dans la partie industrielle”.

“Il n’y a pas de loup, il y a juste le besoin de bien préparer la rentrée scolaire”, a-t-elle dit, citant aussi “la rentrée également professionnelle”.


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