Sobriété énergétique : une majorité de Français favorable à une limitation du chauffage à 19 degrés

Plus de 80 % des Français sont d'accord pour limiter le chauffage dans les bâtiments publics (écoles, administrations...) et dans les entreprises privées, et 71 % chez eux, selon un sondage OpinionWay-Square


Le gouvernement a prévenu. Le bouclier tarifaire sur l’énergie sera moins généreux à compter de 2023 et chacun devra faire des efforts pour limiter les risques de pénuries de gaz et d’électricité cet hiver. Les Français y sont-ils prêts ? D’après un sondage réalisé par OpinionWay-Square pour « Les Echos » et Radio Classique, ceux-ci sont favorables à une large panoplie de mesures permettant de réduire la consommation d’énergie.

Les limitations du chauffage à 19 degrés sont les plus approuvées. Plus de 80 % des Français sont d’accord pour qu’une telle limite soit imposée dans les bâtiments publics (écoles, administrations…) et dans les entreprises privées. Ils sont 71 % à se déclarer prêts à l’appliquer chez eux. L’option d’un tarif progressif sur le gaz et l’électricité (les prix augmentent en fonction des volumes consommés) recueille 64 % d’approbation.

« Un certain civisme »

Une mesure plus drastique, qui consisterait à mettre en place des limites d’approvisionnement , passe évidemment moins bien : 57 % des Français sont néanmoins d’accord pour qu’on rationne les entreprises en gaz et électricité aux heures les plus tendues, et 40 % sont prêts à se l’appliquer. « Cela dénote un certain civisme », relève Frédéric Micheau, directeur général adjoint d’OpinionWay, même si 56 % des sondés estiment qu’il faut privilégier l’approvisionnement des particuliers plutôt que celui des entreprises en cas de pénurie.

Après les mises en garde de la Première ministre Elisabeth Borne, le risque de pénurie d’électricité, de gaz ou de carburant inquiète 71 % des Français. Les femmes, les plus jeunes et les plus modestes sont les plus préoccupés. « Après un an de hausse des prix, le sentiment qui se dégage est que le phénomène s’aggrave et que tout le monde est concerné ; cette situation alimente l’idée d’un déclassement et d’une fragilité de nos infrastructures », décrypte Frédéric Micheau.

Sanctions contre la Russie

Les Français jugent, dans l’ensemble, que le pays n’est pas plus durement touché que le reste de l’Europe. Environ deux tiers estiment que la hausse des prix de l’énergie a été moins ou aussi importante qu’en Espagne (67 %), Allemagne (67 %) ou Italie (68 %). Mais signe d’un problème de communication pour le gouvernement, le chiffre est le même quand on évoque le Royaume-Uni (64 %), alors que les prix de l’énergie ont beaucoup plus flambé outre-Manche.

Le gouvernement peut au moins se consoler : malgré la durée de la crise et ses conséquences, les Français continuent de soutenir les sanctions économiques instaurées à l’encontre de la Russie en représailles à l’invasion de l’Ukraine. Plus de deux tiers des personnes interrogées y sont favorables, un tiers y est même très favorable.

Le soutien est quasiment unanime parmi les sympathisants de la majorité présidentielle et de la droite (respectivement 91 % et 87 %). Si 78 % des sympathisants du Parti socialiste sont pour les sanctions, la proportion tombe à 60 % chez les proches de La France insoumise. A l’extrême droite, seuls 55 % défendent les sanctions.


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